“Favoriser l’échange de points de vue avec le secteur”

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Rencontre avec Sébastien Liefferinckx, nouveau membre du Collège d’autorisation et de contrôle du CSA depuis la rentrée de septembre. Ce professionnel de l’audiovisuel et de la communication – il a été directeur des programmes pour The Walt Disney Company et pour le Groupe Lagardère  – est aujourd’hui le cofondateur d’Heureux Studio, atelier bruxellois de création graphique.

Vous faites partie des nouveaux membres du CAC. En quoi cette entrée au Collège vous motive-t-elle ?

Ma principale motivation à rejoindre le CAC tient avant tout à l’importance de la mission elle-même et la responsabilité que cela implique. Au cours de ma carrière, j’ai eu souvent l’occasion de collaborer avec le CSA français (NDLR. : Sébastien Liefferinckx a été directeur des acquisitions et programmateurs au sein des sociétés Lagardère et The Walt Disney Company). Je suis donc bien conscient de l’importance des missions du Collège et de l’impact des ses décisions sur le monde audiovisuel, la société et les consommateurs en général.

Vous avez un parcours professionnel orienté « production », avec un emploi dans des grandes structures comme Disney et le groupe Lagardère. En quoi cela va vous aider durant votre mandat au CSA ?

Mes précédentes fonctions m’ont permises d’être à la tête de deux services de programmation. J’ai vécu l’envers du décor. Je connais donc le secteur et ses problématiques du secteur ; pourquoi certains éditeurs prennent certains types de décisions, quelles sont leurs implications… Mon objectif est vraiment de favoriser l’échange de points de vue avec le secteur pour mieux trouver un terrain d’entente.

Que représente la régulation des médias audiovisuels à vos yeux ? 

Plutôt que régulation, je parlerai de collaboration avec les différents acteurs du secteur. Contrairement à l’univers de l’audiovisuel qui fonctionne dans l’immédiateté, les travaux du Collège sont l’occasion de prendre du recul et de regarder à moyen et long terme, de réfléchir sur l’impact positif et négatif de certaines pratiques et de tenter de faire évoluer le débat au profit de l’utilisateur.

Quels sont les thématiques qui vous préoccupent le plus ? 

La protection de la jeunesse, notamment sur Internet, est une grand préoccupation. J’y veillerai pendant mon mandat. Autre sujet : la production de contenus locaux ; On a beaucoup de talents chez nous. Il y a une forte demande sur le marché – le succès des nouvelles plateformes et de leur catalogue n’est pas à démontrer. Il y a certainement une réflexion à mener sur les leviers éventuels à enclencher pour que cela s’articule au mieux. Et puis bien entendu, il y a un dossier important – annoncé dans l’accord de gouvernement – à savoir comment soulager le service public de la pression publicitaire. La réflexion ne fait que commencer.

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