« Un paysage pluraliste, une nécessité démocratique ! »

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Entretien avec François le Hodey, CEO d’IPM Group (La Libre Belgique, La DH-Les Sports, DH Radio…) depuis 1996, ardent défenseur d’un pluralisme structurel des médias, où une diversité d’acteurs (petit ou grand) a sa place et peut  accéder équitablement aux ressources publicitaires.

François le Hodey, juriste et philosophe de formation, a fait ses classes à l’UCL avant de se former à l’économie et au management au renommé Massachussetts Institute of Technology. CEO du groupe de presse IPM depuis près de 22 ans, cet homme de médias a aussi consacré une partie de sa carrière à la consultance chez McKinsey à New York et Bruxelles. Le groupe IPM est un groupe média détenu à 100 % par la Compagnie de développement des médias. Cette dernière est la propriété de la famille le Hodey. 

Le pluralisme des médias, c’est quoi selon vous ?

Le pluralisme, c’est l’inverse de la concentration du pouvoir. Pour le paysage des radios par exemple, il faut trouver le niveau adéquat de répartition du spectre hertzien entre opérateurs pour donner un accès équitable aux ressources de la publicité qui sont celles qui permettent de financer les programmes.  Vouloir le pluralisme structurel, c’est dessiner un paysage médiatique représentatif de la diversité de la société et créer un contexte de saine émulation entre opérateurs, ce qui permet notamment d’éviter des déviances autoritaires. Le pluralisme des médias est inhérent à la démocratie.

Les valeurs de ce pluralisme structurel qui ont forgées nos démocraties depuis la fin  de la Seconde guerre mondiale sont aujourd’hui remises en question d’une manière qui me stupéfie.

Au quotidien, le pluralisme influence-t-il votre groupe médias ?

C’est une valeur fondamentale à laquelle nous croyons. Quand on bosse dans les médias, ce n’est pas uniquement un choix professionnel, c’est une passion. Au niveau de la presse, le pluralisme est une véritable préoccupation. Nous sommes co-responsables de la vitalité de la liberté de la presse et du pluralisme des médias, tant en Belgique que dans le monde. Via nos organisations professionnelles européennes et internationales, nous soutenons cette liberté et ce pluralisme car ils sont essentiels au bon fonctionnement des démocraties. Chaque courant d’opinion doit avoir son fil d’expression, pour un échange permanent et constructif.

Les valeurs de ce pluralisme structurel qui ont forgées nos démocraties depuis la fin  de la Seconde guerre mondiale sont aujourd’hui remises en question d’une manière qui me stupéfie.

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