Les trois versants à considérer pour l’égalité femmes-hommes. Coraline Burre

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Conseillère pour le service Communication du CSA, Coraline Burre touche à de nombreux domaines et outils. Sa mission consiste notamment à vulgariser les dossiers de l’organe de régulation pour différents publics et envisager des formes adéquates destinées à mieux communiquer. Bilans, rapports annuels, monitorings, communiqués et dossiers de presse, mais aussi articles de fond et entretiens pour le webzine Régulation, sont autant d’activités qui animent le quotidien de notre conseillère. Une mission polyvalente à l’intérieur de laquelle Coraline Burre s’épanouit, « J’apprécie mon travail car il est très varié. Au CSA, j’ai travaillé pour l’Unité télévision, au Secrétariat d’instruction et maintenant à la Com. Finalement, je touche un peu à tout et mon rôle se trouve quelque part entre le CSA et les publics que l’on désire toucher. Je me situe dans cette étape intermédiaire destinée à informer et mettre en réseau.

La com du CSA, c’est aussi son image. Que reflète l’institution auprès de ses publics ? Pour répondre à cette question, les services du CSA se penchent aussi sur place et les représentations des femmes à tous les niveaux de réalisation des projets. « Un réflexe indispensable ».

La place et les représentations des femmes dans la com du CSA

 

Je suis convaincue que l’amélioration de l’image des femmes et leur visibilité passent par des mécanismes qui doivent devenir des réflexes naturels.

Au CSA, nous appliquons une logique d’équilibre entre les femmes et les hommes sur l’ensemble de nos publications ou événements. Par exemple, quand nous organisons un colloque, on réfléchit en amont à cette balance des genres. Il faut partir du principe qu’il y a autant d’experts que d’expertes. Et ce n’est pas à la fin de l’élaboration d’un programme qu’on doit se dire : « Zut, on n’a pas assez de femmes là. On remplace quel intervenant ? ».

Même logique pour notre webzine Régulation. Lorsque nous publions des dossiers faisant intervenir des externes, nous veillons à respecter cet équilibre des genres. Par ailleurs, nous avons récemment trouvé un compromis en interne pour appliquer l’écriture inclusive dans nos publications.

Dans la société en général, je pense qu’il y a trois versants à considérer quand on parle de l’égalité entre les femmes et les hommes. À savoir : assurer la visibilité des femmes, garantir une répartition équilibrée des rôles de genre et respecter les droits des femmes. En 2018, malgré de nombreuses évolutions positives, il y a encore du chemin à parcourir. Les femmes continuent à assumer des rôles que les hommes endossent trop souvent par défaut. S’il y avait une meilleure répartition de ces rôles, sans doute que ces responsabilités seraient mieux comprises dans le monde de l’entreprise. Prenez par exemple le congé parental. C’est un droit pour les deux parents qui est pris majoritairement par les femmes, car il faut accepter de mettre entre parenthèse sa carrière pendant une période plus ou moins longue. Dans bon nombre d’entreprises, demander un congé parental met la femme en position de faiblesse et ce qui devait être un droit est toujours perçu comme un avantage donné à l’employée. Il y a donc pas mal de freins qui et de stéréotypes qu’il faut déconstruire afin d’assurer aux femmes une place égale aux hommes.

 


 

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